Finale défi predators

Publié le 4 Octobre 2011

 

Ce premier week-end d’octobre sonnait l’aboutissement de la saison du défi 2010/2011, avec la finale nationale. Notre année de compète sur le circuit Prédators a été rythmée par un seul objectif : atteindre la finale ! et enfin oublier le RDV raté avec celle de l’année dernière, qui se déroulait sur nos terres (ou plutôt sur nos eaux !).

Cette année ça se passe au sud ! Sur les fameux spots de Barthelasse et Caderousse. Des secteurs qui nous sont complètement inconnus, mais dont les noms riment avec la promesse de dates très orientées bass. C’est comme deux gamins à la veille de noël qu’on attendait le départ vers le sud! On n’a jusque-là pas vraiment eu l’opportunité de chercher le bass en mode compétition, et c’était vraiment l’occasion de mettre à l’épreuve nos quelques certitudes.

La compétition s’est déroulée sur deux secteurs : Barthelasse, plutôt estampillé « only bass », et Caderousse, annoncée comme étant  plus « multi-espèces », avec notamment la présence de beaux brochets et sandres. La quarantaine d’équipes engagées (les 10 premiers de chaque région) sont réparties en deux groupes qui basculent de secteurs entre le samedi et le dimanche. Quelques jours avant, on apprend que nous commençons par Caderousse. On décide de partir la veille, de bonne heure, pour y faire un minimum de repérage. D’ailleurs, un grand merci à « Tonton » (Daniel Raynaud), qui nous a super gentiment proposé de nous prêter son side imaging ! Ca nous a vraiment facilité la tâche pour dresser rapidement une stratégie, et c’est confiants qu’on a rejoint le reste de la troupe le soir à l’hébergement.

 

DAY 1

9H sonne le départ, et la majorité des embarcations se dirige vers le plateau d’herbiers que nous avons en point de mire pour tenter de rentrer rapidement un brochet, bien qu’on n’ait qu’une seule envie : aller taquiner les bass !!!  

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Greg mitraille devant au spinner. Derrière, je travaille un peu plus profond avec shad et shad à palette. Dès la première demie heure, Greg est canne pliée avec un brochet bien maillé ! Les commissaires sont juste à côté et le brochet de 65 est mesuré sans passer par la case vivier.

   

 

 

 

 

 

Yes !! il n’y a plus qu’à rééditer. A mon tour, je prends une belle cartouche, mais le broc ne fera que me piquer la moitié de mon shad et partir avec la palette…dommage ! Je mets un jerky j swim et c’est une perche qui se laisse tenter ! Cette fois ci, le leurre est littéralement englouti par cette belle zebrée de 40cm.

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Une bonne première heure de pêche, mais le soleil tape de plus en plus fort et on recule de plus en plus en pleine eau. Ca paye pas, et malgré de beaux échos, rien de viendra au bateau pendant une très longue période…  Ah si !!! Greg touche enfin un sandre bien mérité après un long matraquage d’une fosse en jigging au puppet minnow, mais une fois dans l’épuisette il se transformera en… une grosse brème !!! Lol ! Ca nous donne encore une bonne occasion de nous marrer, mais ça fait pas bouger le compteur.

 

 

On décide d’un commun accord, que notre « abstinence bass » a assez duré. On fonce sur une berge bien boisée et ombragée (cool) qui nous met bien en confiance. On la peignera minutieusement avec jig et montage texas. Après avoir fait les ¾ de la bordure, nous n’avons toujours rien fait bouger. Le doute commence à s’installer quand, tout à coup, un obus gobe mon hyperworm et part comme une bombe en diagonale de la berge vers le bateau. Le blank est plié mais le ferrage est insuffisant. Le bass sonde lourdement et oblique à nouveau pour venir sous le bateau … la tension s’arrête aussi subitement que l’attaque a été violente... Il me faudra un peu de temps pour retrouver ma concentration, d’autant plus que peu de temps après, Greg casse sur un bass de plus de 40, piqué près du cover en texan weightless. L’addition se corse encore, quand je pique un bass de 35 alors que mon fil est passé par-dessus une branche affleurant la surface de l’eau. Le bass est bien piqué, mais il est à moitié suspendu. J’ai beau bien garder le contact et Greg s’être rué sur l’éléctrique, épuisette à la main, le bougre se libère à un mètre de nous. On sent qu’on a encore laissé passer notre chance de quota, et la fouille du cover et des épais herbiers ne nous offrira plus aucune opportunité de nous rattraper.

Il reste un peu moins de 2 heures de pêche, on erre un peu aux abords d’un shallow où l’on observe quelques petits bancs de bass en mode « cruising ». Je pêche l’extérieur toujours en texas, en grattant à l’aplomb des herbiers, ce qui nous vaudra encore une fausse joie avec un broc autour des 45, tandis que Greg dupe quelques bass non maillés en weightless.

Il est grand temps de mettre de côté nos envies de lunker et de s’appliquer à compléter le quota coûte que coûte. Je ne  suis pas un grand fan de la pêche à vue, mais c’est une des techniques de prédilection de Greg.  Pour l’instant, les bass qui arrivent au bateau ne sont pas maillés, mais la fréquence de capture reste régulière et nous incite à persévérer. J’arrête quasiment de pêcher pour éviter de trop mettre les poissons en alerte et pour offrir une deuxième paire d’yeux à mon coéquipier à la recherche d’un éventuel maillé. Greg est au taquet ; ça lui rappel ses premières sensations de pêche du bass. Il affine de plus en plus ses montages et ses présentations avec des texans weightless quasi suspending et ultra naturels. Je calque sa stratégie en optant pour un montage wacky et on passe en mode sioux, quasiment accroupis sur le boat, car la clé est bien de voir avant d’être vus. De plus, un seul lancer mal inspiré oblige à s’éloigner de longues minutes avant de pouvoir retenter notre chance. On raréfie donc les lancers pour ne les effectuer que lorsque notre position nous semble idéale, et les bass maillés. A ce petit jeu là, Greg enchaîne rapidement 4 bass de plus, dont un 31 et un 36 cm. Je jubile en le regardant faire mais j’ai aussi l’œil sur la montre et il est vraiment temps d’attaquer le retour vers la mise à l’eau ! 

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Dommage, on a trouvé le pattern un peu trop tard pour fermer un quota qui nous a tendu les bras toute la journée. On termine néanmoins cette manche heureux, et avec la quatrième place du secteur. Mais surtout avec une vraie piste pour attaquer une deuxième journée annoncée très dure sur Barthelasse.

 

DAY 2

Ceux qui étaient le premier jour sur Barthelasse nous ont sacrément refroidis en nous racontant leur pêche… Un aquarium à bass, à l’eau cristalline, bourré d’herbiers, avec un nombre incroyable de poissons non maillés (du moins ceux qui étaient visibles…)

On décide donc avec Seb de démarrer en pitching de jigs et texans lourds le long d’une portion de rive riche en frondaisons, et en branches et troncs partiellement immergés. Mais hormis un brochet que je décroche et qui me semblait maillé, aucun bass ne se manifeste. Peut-être est-il trop tôt dans la journée pour les chercher dans des zones confinées ?

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Notre pote Lolo (Laurent Alary, autre représentant du Team Florida Fields qualifié pour cette finale) a touché un 40up la veille au matin en pleine eau, ce qui pourrait confirmer cette supposition.

 

 

 

Quoi qu’il en soit, on décide de ne pas s’attarder sur cette pêche et d’aller chercher les bass dans les zones d’herbiers en pleine eau. Mais avant de partir, je tente quand même un popper le long de la rive en question, tant que le soleil ne tape pas trop, et une perche de 22 cm viendra crever la surface pour finir au vivier.    

Arrivés sur les herbiers, hormis quelques non maillés pris au pied des herbiers en texan, la pêche s’avère aussi improductive. Ce n’est que lorsque le soleil commencera à taper que l’on constatera l’incroyable quantité de petits bass visibles en pleine eau…

On se dit que la pêche risque de devenir encore plus dure vu le temps, et on décide donc de chercher le quota bass en les essayant à vue à proximité des herbiers, plutôt que de retourner vers les rives riches en bois. Le pattern a bien marché la veille, aucune raison qu’il ne soit plus d’actualité.

Je reste en texan weightless comme la veille, et je me concentre sur la bordure peu profonde et ses petites frondaisons. Seb et son magic wacky sont tournés vers la pleine eau et ses nombreux herbiers formant des couvertures de surface qui génèrent elles-aussi de l’ombre. On avance vite en parallèle à la rive, déjà pour augmenter le nombre de postes prospectés, mais aussi et surtout pour augmenter la probabilité de croiser des bass maillés visibles. Et les deux stratégies fonctionneront puisque Seb prendra un bass de 30 à vue et moi un bass de 32 en skippant sous une frondaison. On touchera une bonne dizaine de bass presque maillés (27, 28, 29… grrr !) en faisant, tout au long de la manche, des allers-retours le long d’une grande portion de rive, qui présente les deux types de cover que l’on recherchait. A 1h30 de la fin de la manche, n’ayant pas rentré d’autre poisson maillé, on se place sur une fosse pour essayer de faire des perches en jigging au puppet minnow, et j’en rentre une de 24 au bout de seulement quelques tentatives. Yes ! plus qu’un poisson maillé pour atteindre le quota !

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Mais l’échéance est proche, et pas la mise à l’eau ! Je cale l’électrique à vitesse modérée et on matraque au puppet minnow tout le long du chemin. On s’attarde un peu sur une zone ou beaucoup de bass étaient visibles toute la journée, histoire de tenter un hold-up en rentrant le poisson du quota, et Seb et moi décrochons chacun un bass. Maillés ou pas ? On le saura jamais, mais on se pose pas la question et on continue à pêcher, alors qu’en face, c’est Nico Chauvet qui réalise le hold-up parfait en sortant un brochet de 79 en pêchant le bass en weightless ! C’est génial pour lui, mais on réalise qu’il vient de nous passer devant au classement de cette manche… On prend un coup au moral, et on repart vers la mise à l’eau puisqu’il ne reste que 20 minutes de pêche, mais on se remet à jigger au puppet minnow. Tout à coup, Seb se retrouve canne pliée et on se remet à espérer, mais il s’agit d’un brochet de 46… cette fois-ci c’est fini !

Et on regrettera amèrement de ne pas avoir réussi à rentrer le poisson du quota, puisque nous finirons 4emes au général, à seulement quelques millimètres de la 3eme... On est partagés entre profonde déception, et immense satisfaction, car on réalise là une super perf à laquelle on ne croyait pas 2 jours avant, mais on loupe de peu le podium.

Quoi qu’il en soit, cette finale reste pour l’instant l’expérience la plus sympa qu’on ait vécu jusqu’à présent en compet. Le dépaysement, l’enjeu, l’ambiance, et surtout le fait de pouvoir vraiment viser le bass en competition, c’est vraiment extra. 

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Merci à l’organisation, à l’adorable David Allard pour sa gentillesse et son sens du partage, et bravo aux gars du Sud pour leur domination totale sur le podium. Principalement à l'équipe Fau / Rapin vainqueur haut la main de cette finale.

 

Bravo aussi à la team roots (Angot/Berniard) pour leur belle 7eme place avec 2 quotas perche, et merci de m’avoir sauvé la vie en me prêtant une paire de polarisante lamentablement oubliées !   

 

 

Mot de la fin : on veut des dates bass sur l’Ouest !

 

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Rédigé par Team Florida Fields Sud-Ouest

Publié dans #Competitions

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C

Encore bravo les gars. Superbe perf'. J'étais au boulot déguisé en pompon girl et je vous encourageais... Du coup, je suis peut être un peu responsable de votre succès.


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L

trés sympa a lire votre cr...belle perf', belle partie de plaisir !!!! :)


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E

Bravo pour votre week end.
Il ne manque qu'un truc pour des dates bass dans l'ouest, les poissons...


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D

yes!!!! super article!!!!


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